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Impact de la réponse moléculaire quantitative sur l’évolution de la leucémie myéloïde chronique traitée par imatinib mésylate
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Nicolini, Franck |
| Copyright Year | 2006 |
| Abstract | analyse quantitative par RQPCR de la réponse moléculaire au traitement par imatinib mésylate (IM) des patients atteints de LMC représente maintenant un élément indispensable du suivi. En effet, sous ce traitement ciblé, le critère de rémission cytogénétique complète (RCC), défini par l’absence de mitose Philadelphie positive détectable au caryotype médullaire, est atteint chez 86 % des patients LMC en phase chronique traités d’emblée par IM, à une médiane de 54 mois [1]. Cependant, bien que ce critère soit garant d’un taux important de survie sans progression (97 % à 54 mois [1]), au sein de ce groupe les taux de réponses moléculaires sont hétérogènes et l’identification des sous-groupes de moins bon pronostic représente un objectif prioritaire. L’équipe de Portland [2] a donc mené une étude rétrospective monocentrique sur 85 patients porteurs d’une LMC en phase chronique ou accélérée traitée par IM, ayant tous obtenu une RCC, et a analysé l’impact des taux de réponse moléculaire au sein de ce groupe, afin de déterminer de manière plus fine un moyen de stratification des patients en terme de risque de rechute. La médiane de suivi après obtention de la RCC était importante à 13 mois, 6 RQ-PCR étaient analysées par patient avec une médiane de 3,2 mois entre chaque point moléculaire. Vingt-trois patients (27%) ont présenté une progression de leur maladie (définie par une perte de RCC, perte de rémission complète hématologique (RCH), progression vers une phase avancée) en médiane 6 mois après obtention de la RCC. Au moment de l’obtention de la RCC, les taux de RQ-PCR avaient décru en médiane de 1,9 log, avec une amélioration des taux jusqu’à ≥15 mois après la RCC (médiane à 3,7 log). En subdivisant les groupes sans progression versus progression, les auteurs observaient que la diminution du taux de transcrit au moment de la RCC était significativement plus profonde chez les répondeurs (médiane 2,1 log versus 1,5 log chez ceux qui allaient progresser), suggérant le rôle pronostique clé du taux de transcrit, significatif lors de la première RCC. Par extension, les auteurs ont ensuite choisi le seuil de 2 log de décroissance discriminant parfaitement les patients quant au risque de rechute : 33 patients/78 avaient atteint ce seuil avec une survie sans progression (SSP) de 80% à 25 mois après la RCC (médiane non atteinte) versus 35 % (médiane 14 mois) pour ceux qui n’atteignaient pas ce seuil (p =0,001, HR: 5,9). L’impact de l’obtention d’un facteur pronostique antérieurement identifié, la rémission moléculaire majeure [3] (RMM : diminution du taux de transcrit ≥ 3 log) a également été analysé, avec 42 patients en RMM, 4,5 mois après la RCC effectivement garant d’une meilleure SSP (p < 0,001), cet élément validant dans cette série les observations effectuées dans l’étude IRIS [3]. Les auteurs démontraient ensuite par une analyse multivariée, que le taux de progression augmentait significativement au fur et à mesure de la réduction de la réponse moléculaire (tableau 1), soulignant encore l’importance du degré quantitatif de la réponse moléculaire. Enfin, 13 patients/85 étaient en rémission moléculaire complète (RMC : taux de transcrit en nested-PCR nul) au bout de 18 mois après le début de l’IM (12 mois après la RCC), et le taux cumulatif de RMC augmentait avec le temps (9 % à 18 mois, 16 % à 24 mois et 20 % après 32 mois). À noter que cette RMC n’était pas synonyme de guérison de la maladie puisque 2 patients ont rechuté. Ce qu’il faut retenir : cet article [2] apporte plusieurs informations utiles en pratique quotidienne : le suivi moléculaire est un outil indispensable à la prise en charge des LMC traitées par inhibiteurs de tyrosine kinase, l’obtention d’une RCC ne protège pas d’une progression de la maladie, le niveau de réponse moléculaire (<2 log, ≥2 et < 3 log, ≥3 log) au moment de la RCC est un facteur pronostique Actualités cliniques |
| Starting Page | 226 |
| Ending Page | 227 |
| Page Count | 2 |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| Volume Number | 12 |
| Alternate Webpage(s) | http://www.jle.com/download/hma-270813-impact_de_la_reponse_moleculaire_quantitative_sur_levolution_de_la_leucemie_myeloide_chronique_traitee_par_imatinib_mesylate--XAGMO38AAQEAAC2TPSUAAAAM-r.pdf |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |