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La non-planification des transports collectifs urbains et ses conséquences en termes d'usages : Les cas de Niamey(Niger) et de Puebla (Mexique)
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Ravalet, Emmanuel Bueno-Cevada, Enrique |
| Copyright Year | 2007 |
| Abstract | En proie a des taux de croissance urbaine importants, la plupart des grandes villes des pays du Sud continuent a s'accroitre (spatialement et en nombre d'habitants). Les consequences sociales sont souvent graves et les pouvoirs locaux manquent de temps et de moyens pour penser et amenager les espaces urbains, en perpetuelle mutation. Lorsque les distances a effectuer s'accroissent, l'accessibilite des populations est questionnee, surtout dans des contextes ou l'equipement individuel est relativement faible. Nous considererons dans cette etude le mode de transport comme une interface entre le citadin et l'espace urbain. Il est donc interessant d'evoquer le rapport different entretenu par chacun des modes de transport avec la ville. G. Amar developpe le concept d'« adherence urbaine des deplacements », supposant une interaction specifique avec les lieux et les activites de la ville. La marche a pied renvoie a des deplacements lents et des echanges divers avec l'environnement de l'individu. Quant a la voiture, elle sous-entend peu de contacts avec l'exterieur de l'habitacle et necessite espace et fluidite. Dans des situations fortement contraintes (physiquement et economiquement), les transports collectifs permettent de parcourir d'assez grandes distances et coutent peu cher. Les citadins n'y ont cependant pas tous acces. Malgre leur prix souvent assez bas, tous ne peuvent payer la course et les vehicules de transports collectifs (taxis, bus ou mini-bus dans notre etude) ne vont pas partout, privilegiant dans un souci permanent de rentabilisation de leur « entreprise » certaines lignes et certains espaces (selon la praticabilite des reseaux, l'eloignement du centre, le nombre de clients potentiels, etc...). Leur « adherence urbaine » varie selon les zones de la ville considerees.Deux aires urbaines ont retenu notre attention : Niamey au Niger et Puebla au Mexique (respectivement 700 000 et 1 900 000 habitants ). Dans la capitale nigerienne, l'equipement motorise est embryonnaire et la majorite des deplacements se font a pied. Les taxis collectifs y font office de T.C. et parcourent la ville a petits prix. La ville s'articule fortement autour du centre et de ses 3 marches (grand marche, petit marche et marche Katako). Dans la metropole mexicaine, les transports collectifs occupent une place centrale dans la vie quotidienne des citadins. Comme dans la plupart des villes latino-americaines, les bus et les mini-bus quadrillent l'espace et representent pres de 40 % des deplacements quotidiens. Comme dans le cas de Niamey, le centre est tres attractif et concentre une part importante des activites de la ville. Ces organisations urbaines fortement dependantes du centre de l'agglomeration posent evidemment de nombreuses questions pour les populations peripheriques defavorises, souvent mal ou pas equipes. Composes d'un grand nombre d'acteurs prives (individus ou entreprises), ces deux systemes de transports collectifs ne sont pas planifies a l'echelle de la metropole. En abordant la ville mexicaine (plus etendue et caracterisee par une part modale tres forte des transports collectifs), nous affinons notre comprehension du cas niameen en pointant ses specificites, les tendances fortes (communes aux deux villes) et ses perspectives dans l'hypothese d'une poursuite du « laisser-faire » dans la planification des transports collectifs. Les systemes de transports collectifs des deux villes considerees supposent des fonctionnements specifiques des espaces urbains les uns avec les autres, en l'occurrence tres en faveur du centre-ville. En selectionnant dans les deux villes quelques quartiers socialement et geographiquement contrastes, nous tenterons de faire le point sur les populations profitant ou non du systeme de transports collectifs. Nous verrons que les populations fortement contraintes les utilisent de maniere tres variable, et ce pour des raisons complexes liees a l'histoire des villes d'une part et aux caracteristiques socio-economiques et demographiques de leurs populations d'autre part. |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| Alternate Webpage(s) | https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00134580/document |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |