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Rome : l'inscription des violences politiques dans la ville au cours des années de plomb (1966-1982)
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Guzzo, Domenico |
| Copyright Year | 2017 |
| Abstract | En s’inscrivant dans le recent sillage historiographique consacre a la dimension metropolitaine de la conflictualite armee, cette recherche a analyse les milieux et les formes urbaines de l'extremisme a Rome dans l’apres-68. Par une approche interdisciplinaire - qui a integre l’apport de la philosophie, de l'urbanisme, de la sociologie, de la geographie urbaine, des sciences politiques - cette etude a reconstruit la relation entre le territoire urbain et la mise en œuvre d’une violence subversive, souvent a caractere meurtrier et terroriste, dans le cadre de la modernisation nationale activee par le "boom economique" (1958-1963) et des dynamiques propres a la « guerre froide ».On a porte une attention particuliere a l’apprehension des processus de transformation ideologique et culturelle, muris au sein de la « crise urbaine » affectant le mauvais et difficile developpement de Rome dans l'apres-guerre, qui ont permis a la premiere metropole italienne de devenir l'ecosysteme unique et catalyseur de cette conflictualite extreme, au-dela des simples facteurs geopolitiques (crise europeenne de l'idee d'atlantisme) et socio-economique (explosion des luttes sociales pour la revendication de biens et services propres a la modernite consumeriste).Cette etude est remontee aux facteurs de division caracterisant la structure, le tissu et l’ambiance de Rome. Il s’agit des clivages fondamentaux, en place des le debut de l’epoque republicaine (1946), sur lesquels s’implantent ensuite, au lendemain du boom economique, les processus de radicalisation qui accompagnent les multiples luttes revendicatives - dans les domaines du quartier, du travail, des ecoles et de l’Universite - engendrees par une modernisation de la capitale brutale et desequilibree. Notre recherche a, de ce fait, demontre que les differentes « experiences d’antagonisme » muries au sein de cette vaste contestation sociale, ont servi finalement d’incubateurs ou une partie de la militance extraparlementaire romaine, issue de la mobilisation soixante-huitarde, s’est initiee a differentes pratiques subversives (notamment les repertoires de l’illegalite de masse et de la guerilla clandestine).La prise en compte de tous ces niveaux et ces dimensions a fait ressortir les particularites de la violence politique deployee a Rome dans l’apres-68, tout en attribuant la juste proportion au « poids » de la capitale d’Italie dans le deploiement a l’echelle nationale de la « strategie de la tension » (1969-1974) et des « annees de plomb » (1975-1982).Cette recherche s’est donc engagee dans la reconstruction d’un cadre historique global, mettant en connexion diachronique les faits et les dynamiques internes a la ville (d’ordre social, economique, culturel, ideologique, politique et urbanistique) avec le systeme etatique centre a Rome – marque par les pressions du « rideau de fer », les lourdes sequelles de la dictature fasciste et de la guerre civile, la fragilite gouvernementale et le manque de cohesion nationale – le long des annees de la modernisation et de l’entree dans la societe d’abondance en Italie. |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| Alternate Webpage(s) | https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01692144/document |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |