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Les débuts de la Banque Mallet
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Luethy, Herbert |
| Copyright Year | 1958 |
| Abstract | Quand on parcourt les listes des banquiers pour les traites et remises publiées chaque année, tout au long du XVII e siècle, par les Almanachs Royaux, la première impression qui s'en dégage est celle de la discontinuité. Dans la cinquantaine de raisons sociales qui y figurent en moyenne, rares sont celles qui reviennent sans éclipses pendant plusieurs dizaines d'années ; une seule, celle de MM. Le Couteulx, puis Le Couteulx & C, se maintient du début jusqu'à la fin du siècle; celle de Cottin, avec quelques éclipses, variantes et dédoublements, se maintient à partir de 1709; une autre, celle de Kornmann & C**, reste inchangée à partir de 1718; mais ce sont bien les seules. Les critères et les conditions d'admission dans cette liste d'adresses, dont l'Almanach Royal a le monopole jusqu'à la veille de la Révolution, sont d'ailleurs mal connues. De nombreux banquiers n'y figurent pas, ou n'y figurent qu'à partir d'une date de beaucoup postérieure à leur établissement; parmi ceux qui y prennent rang, certains ne sont banquiers qu'au sens le plus large de manieurs d'argent, ou manieurs de papier: financiers, brasseurs d'affaires, négociants, marchands-commissionnaires; parfois des banquiers en chambre qui sont surtout à la suite de leurs propres affaires, qui ont d'anciennes créances à recouvrer, des prétentions envers l'Etat ou de mauvais débiteurs à faire valoir, des affaires longues à liquider, des procès à soutenir ces procès interminables dont nous avons vu plus d'un exemple, affaires datant de Louis XIV qui se plaident encore sous Louis-Philippe et qui, en attendant, se soutiennent tant bien que mal en se chargeant de commissions et en «se faisant des circulations». Le mot abstrait même y convient souvent mal: il s'agit, à la rigueur, de banquiers, mais il ne s'agit pas de maisons de banque ; que l'affaire poursuivie finisse par se liquider, la raison disparaît. Mais il y a des affaires qui ne se liquident jamais; que des effets ou des prétentions en souffrance soient repris par succession, pendant deux ou trois générations, et voilà une tradition bancaire établie presque malgré elle. Par la technique même du commerce de change, tout faiseur d'affaires, dans le courant de ses propres spéculations, charrie aussi des effets commerciaux et bancaires, pour le compte d'amis et de correspondants, et à ce titre est leur banquier; que cette correspondance s'étende, et d'accidentelle elle peut devenir l'activité principale. |
| Starting Page | 401 |
| Ending Page | 425 |
| Page Count | 25 |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| Volume Number | 94 |
| Alternate Webpage(s) | http://www.sjes.ch/papers/1958-IV-1.pdf |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |