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Le mannitol à fortes doses chez le traumatisé crânien : à quand de vraies preuves d'efficacité ?
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Ichai, Carole Orban, J.-C. |
| Copyright Year | 2007 |
| Abstract | Nous avons récemment publié une revue générale sur la hiérarchisation des traitements de l’hypertension intracrânienne chez le traumatisé crânien grave [1]. L’osmothérapie par administration de mannitol reste encore en France le traitement de référence de l’œdème cérébral. Les recommandations françaises pour l’utilisation du mannitol chez le traumatisé crânien (TC) préconisent des bolus de 0,25 à 0,7 g/kg en 15 à 20 minutes [2]. Ce sont d’anciennes données de la littérature qui ont conduit à recommander de telles pratiques en France comme dans beaucoup de pays anglo-saxons [3–7]. Au cours de l’année 2001, un travail réalisé par un neurochirurgien brésilien, le Dr Cruz, rapporte que l’administration précoce de fortes doses de mannitol (1,4 g/kg) chez des TC graves présentant des anomalies pupillaires et une hémorragie temporale, améliore la survie et le devenir neurologique de ces patients [8]. Cette équipe confirme ces résultats dans deux autres études publiées successivement en 2002 puis 2004 [9, 10]. L’ensemble de ces trois publications conduit les Américains à réactualiser leurs recommandations en 2005 et donc à préconiser des doses plus élevées de mannitol pour les TC graves [11]. Pour ces différentes raisons, il nous est apparu important de suggérer nous aussi la possibilité d’utiliser de telles doses de mannitol dans le même contexte [1]. À notre grande surprise, durant le délai séparant l’acceptation et la publication de notre revue, Roberts et al. [12] dans BMJ, mettent à jour de sérieuses réserves quant à la crédibilité des travaux de Cruz. Le suicide du Dr Cruz, l’impossibilité de retrouver les patients et leur lieu d’inclusion, l’absence d’implication réelle et avouée des coauteurs dans ces études, conduisent les experts internationaux à douter fortement des résultats [13]. De plus, l’absence de travaux complémentaires émanant d’autres équipes et confirmant ces données a tout naturellement conduit les Anglo-Saxons à retirer, en 2006, les recommandations alors publiées en 2005 pour les fortes doses de mannitol [12]. Toutes ces révélations nous contraignent à rester finalement très prudents quant à l’utilisation de fortes doses de mannitol chez le TC. En conclusion et jusqu’à nouvelles preuves sur des travaux cliniques crédibles, nous préconisons de continuer à utiliser le mannitol chez le TC aux doses habituellement recommandées, soit 0,25 à 0,7 g/kg en 15 à 20 minutes. |
| Starting Page | 884 |
| Ending Page | 884 |
| Page Count | 1 |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| DOI | 10.1016/j.annfar.2007.07.077 |
| Volume Number | 26 |
| Alternate Webpage(s) | https://www.em-consulte.com/showarticlefile/66380/main.pdf |
| Alternate Webpage(s) | https://doi.org/10.1016/j.annfar.2007.07.077 |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |