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La place du PCV dans la prise en charge des gliomes diffus de bas grade : expérience au sein de l'unité de neuro-oncologie du CHU de Nancy
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Lacroix, Céline |
| Copyright Year | 2014 |
| Abstract | Les gliomes diffus de bas grade (GDBG) sont des tumeurs cerebrales primitives rares. Dans le cadre deleur prise en charge, la chirurgie est discutee en premiere intention. Lorsque celle-ci n'est pas possible ou pour lespatients en progression, c'est la radiotherapie qui etait historiquement proposee. Cependant, s'agissant de patientsjeunes (moyenne d'âge 40 ans) avec une esperance de vie d'environ 10 ans et compte tenu de la toxicite potentiellede la radiotherapie, la chimiotherapie est desormais volontiers proposee en premiere intention. Parmi les optionschimiotherapeutiques discutees, il y a le protocole PCV (Procarbazine Cecenu Vincristine). Son utilisation a eteabandonnee en faveur du temozolomide (TMZ) mieux tolere notamment d'un point de vue hematologique. Laquestion posee a travers ce travail est la suivante : « reste-t-il une place pour le PCV ou l'association PCV +radiotherapie dans la prise en charge des patients atteints de GDBG ? ».L'objectif de cette these est d'evaluer l'utilisation du PCV associe ou non a une radiotherapie (RT) dans laprise en charge des patients atteints de GDBG. Pour cela, nous nous sommes interesses aux patients pris en chargeentre 1993 et 2005 a l'Hopital Central du CHU de Nancy. Nous avons egalement procede a une revue de lalitterature.Entre 1993 et 2005, 23 patients (61% hommes et 39% femmes) atteints de GDBG ont ete traites par PCVassocie ou non a une RT, ils ont recu en moyenne quatre cycles. L'âge moyen au moment du diagnostic est de 39,8ans. Tous les patients sont « entres » dans la maladie via une crise epileptique. Sur le plan clinique, suite autraitement, la frequence des crises epileptiques a diminue de plus de 50% chez plus de 90% des patients. L'IK nesemble pas etre modifie. Sur le plan radiologique, nous ne disposons que de donnees iconographiques relatives augroupe PCV + RT soit 12 patients. Le diametre tumoral moyen (DTM) a diminue de 4,9 mm/an pendant le PCV,de 6,8 mm/an pendant la RT et cette diminution se poursuit de 2,14 mm/an en moyenne apres l'arret du traitementdurant 8,8 ans. La reponse radiocinetique a ete superieure quand le PCV a ete suivi de la RT. Le delai detransformation anaplasique est en moyenne de 58,6 mois. La survie globale moyenne des patients est de 14,5 ans.D'un point de vue tolerance, nous avons releve une toxicite hematologique de grade 2 a 4, et une toxiciteneurologique a long terme (evaluation complementaire en cours).En conclusion, bien que notre etude ait ses des limites (travail retrospectif, monocentrique, nonrandomise) la reponse prolongee observee apres l'arret du PCV concorde avec ce qui a ete decrit dans la litterature.Nos donnees sont originales en ce qui concerne la synergie potentielle PCV + RT. Des explorationsneuropsychologiques complementaires sont en cours. Malgre une toxicite bien etablie par rapport au TMZ, le PCVpourrait avoir encore sa place dans l'arsenal therapeutique des patients avec GDBG. Sa synergie avec laradiotherapie doit etre exploree plus avant. |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| Alternate Webpage(s) | https://hal.univ-lorraine.fr/hal-01733693/document |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |