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Économie politique internationale des négociations climat et prise en compte des coûts d’atténuation et d’adaptation
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Ilasca, Constantin |
| Copyright Year | 2016 |
| Abstract | Cette these traite de la cooperation et de la gouvernance climat dans l’ere post Copenhague. Son objectif est de caracteriser l’evolution du regime climatique, prenant appui sur les positions de l’Union europeenne, la Chine et les Etats-Unis, qui peuvent etre designes, a la fois en tant que gros emetteurs, economies majeures et grandes puissances. Deux determinants sont consideres structurants pour cette analyse : les couts d’attenuation des emissions et les couts d’adaptation. Le point de depart de notre these se trouve dans l’evolution polarisee du regime climatique. Le fait le plus marquant de cette « metamorphose » est le passage, en 2009, de l’approche top-down a une approche bottom-up. Pour ce faire, nous mobilisons un cadre theorique hybride, qui comprend l’Economie politique internationale et l’economie du changement climatique. L’apport combine de ces deux approches permet d’analyser la politique internationale du climat a travers l’economie de l’environnement et inversement, de renseigner l’incidence que ces relations peuvent avoir sur la logique economique. Nous proposons une approche specifique de la cooperation, basee sur la theorie du « k-groupe » de Duncan Snidal (1985). Dans ce cadre cooperatif minilateral, la these que nous soutenons est qu’il est possible d’avoir un k-groupe pour le climat et que celui-ci peut avoir un effet benefique sur la mise en place du regime climat. Nous argumentons que ce groupe peut etre considere comme un « club of the relevant » et que, pour former un k-groupe, il est necessaire que les pays constituent une « coalition of the willing ». Ce qui structure la capacite et la volonte de l’action, ce sont principalement les couts que cela implique, couts d’attenuation et d’adaptation. En meme temps, l’engagement de ce groupe se base sur le conditionnement. Le dispositif incitatif est constitue par l’idee d’une cooperation de plus en plus large, qui attenue le probleme du passager clandestin. Les resultats de recherche sont apprecies a la lumiere de l’aboutissement de la COP 21. Si le k-groupe fonctionne, c’est que les trois pays decident d’aller de l’avant et acceptent d’endosser des couts d’attenuation plus importants que les autres pays. Cet engagement collectif declencherait un mouvement vertueux qui imposerait au regime climat un leadership partage entre ces trois pays, ouvrant la voie aux autres. Si le k-groupe ne fonctionne pas, c’est parce que nos acteurs considerent les couts a court terme trop importants au regard de leurs propres interets et au regard du risque du free riding de la part des autres Etats. Compte tenu de la conjoncture economique dans laquelle se trouvent nos trois acteurs, ce scenario apparait comme etant probable. Enfin, dans notre modele de l’analyse de la cooperation nous privilegions le tandem Europe-Chine. Nous montrons que cette cooperation tripartite devrait se construire a partir de ce binome, du moment ou, a la difference des Etats-Unis, c’est l’Europe qui apparait comme etant plus volontaire. La Chine, l’acteur incontournable du climat, qui risque de subir les consequences du changement climatique de plein fouet, a plus d’interet a se rallier a l’Europe si elle souhaite obtenir un accord qui ne soit pas base uniquement sur des contributions (nationales) minimales. |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| Alternate Webpage(s) | http://hal.univ-grenoble-alpes.fr/tel-01266931v2/document |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |