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Quand l’environnement du père influence l’expression génique chez l’enfant
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Fauquier, Lucas |
| Copyright Year | 2011 |
| Abstract | > La reproduction dite sexuée consiste en la fusion d’un gamète mâle et d’un gamète femelle provenant de deux individus de types sexuels différents donnant naissance à un œuf ou zygote génétiquement distinct de ses parents. Ce système de reproduction se révèle particulièrement avantageux lorsqu’il s’agit de s’adapter à un nouvel environnement. En effet, ce brassage génétique conduit à la production de nouvelles combinaisons d’allèles et permet donc l’évolution des populations par sélection naturelle. Dès les premières recherches scientifiques sur la reproduction et l’évolution, la question s’est posée de savoir si « l’expérience » acquise par les parents pouvait être transmise à leur descendance. Longtemps considérée comme un mythe, la théorie de la transmission de caractères acquis a récemment connu un regain d’intérêt suite aux considérables progrès effectués dans le domaine de l’épigénétique. En effet, bien que l’ADN proprement dit ne soit généralement pas affecté par l’environnement, certaines informations épigénétiques peuvent l’être et pourraient donc êtres transmises à la descendance via les cellules germinales [1]. Le fait qu’un individu puisse hériter de certains caractères induits chez ses ancêtres par l’environnement a de très lourdes conséquences, mais jusqu’à très récemment, il n’existait que peu d’indices soutenant l’hypothèse d’un effet transgénérationnel de l’environnement, en particulier chez les mammifères. Des travaux réalisés dans le laboratoire du docteur Michael Skinner ont montré que le traitement de rates enceintes avec le pesticide Vinclozoline entraîne chez leur descendance une diminution de la fertilité de même que des changements comportementaux qui persistent sur plusieurs générations [2, 3]. Par ailleurs, il a été démontré qu’une carence en donneur de groupements méthyl chez des souris enceintes entraîne une diminution de la méthylation de l’ADN au niveau du locus du gène rapporteur Agouti Avy chez la descendance [4] et que ce profil persiste bien après la première génération [5]. Plus récemment, une autre étude a montré que le jeûne chez des souris mâles, avant même la conception, affectait le niveau de glucose sanguin chez leur descendance [6]. Fin 2010, deux autres études indépendantes ont également décrit un effet transgénérationnel de l’alimentation paternelle chez le rongeur. Tout d’abord, une exposition chronique de rats mâles à de la nourriture riche en graisse affecte le fonctionnement biologique des îlots de Langerhans dans le pancréas chez leur descendance [7]. Enfin, des souris sujettes à une surconsommation alimentaire pendant l’enfance développent une résistance à l’insuline et une intolérance au glucose qui peuvent être transmises à la descendance pendant au moins deux générations [8]. |
| Starting Page | 453 |
| Ending Page | 455 |
| Page Count | 3 |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| DOI | 10.1051/medsci/2011275002 |
| Volume Number | 27 |
| Alternate Webpage(s) | https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/pdf/2011/05/medsci2011275p453.pdf |
| Alternate Webpage(s) | https://doi.org/10.1051/medsci%2F2011275002 |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |