Loading...
Please wait, while we are loading the content...
Des structures de communautés benthiques contrastées constituent-elles un indice de dysfonctionnement sur les récifs frangeants d'îles hautes volcaniques ?
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Cuet, Pascale Naim, Odile Mioche, Dominique Frouin, Patrick |
| Copyright Year | 2002 |
| Abstract | Sur les platiers récifaux de Saint-Gilles/La Saline, à la Réunion, deux structures de communautés benthiques s'opposent (Naim et al., 2000). L'une, dominée par un peuplement très diversifié de coraux branchus de type « Acropores » (ACR, station type Toboggan), présente un recouvrement négligeable en macro-algues molles, et de fortes densités d'oursins (Echinomctra mat/wei et oursins Diadèmes). L'autre est dominée par un peuplement peu diversifié de coraux massifs (MAS, station type Planch'AJizés), dominé par les espèces Montipora circllmval!ata et Porites (Synaraea) rus en compétition spatiale intense avec des macro-algues molles pérennes et des Cyanophycées. très abondantes, notamment en été; les oursins sont faiblement représentés, voire totalement absents. Les communautés ACR sont situées dans les zones « d'entrée» d'eaux océaniques, en amont des courants intrarécifaux, et les communautés MAS en aval de ces courants, juste avant le retour des eaux récifales dans le milieu océanique. Le brassage des eaux est tel que les apports terrigènes, très sensibles dans la dépression d'aITièrerécif, en particulier sous fOlTJle de nitrates délivrés par la nappe phréatique, affectent peu les communautés MAS, hOlTJlis dans des conditions particulières (marées très basses, cyclones ... ). Avec un rappoI1 moyen de la production brute à la respiration de 0,87 ± 0,05, les communautés MAS bénéficient en revanche d'un « appoint» de matière organique foull1ie par le milieu tenestre ou par d'autres secteurs du récif, dont la minéralisation s'accompagne, sur la station de Planch' Alizés, d'un retour (!lux net) d'azote inorganique dissous dans la colonne d'eau (jusqu'à 5,0 mmol.m' j"i en saison chaude; Mioche et Cuet, 1999). Ce retour d'azote contribue vraisemblablement à la différence de productivité moyenne notée entre Toboggan et Planch' Alizés (respectivement 500 ± 160 et 740 ± 80 010101 O2.01. 2 / : Mioche et Cuet, sous presse). Enfin, les communautés MAS reçoivent la nuit des eaux pauvres en oxygène, particulièrement en saison chaude, lorsque la productivité du récif (et donc la respiration) est la plus élevée, la température la plus forte. et l'hydrodynamisme le plus faible. Sont alors atteintes des valeurs de l'ordre de 3 mg O2 .L· I , susceptibles d'affecter les hétérotrophes, notamment les coraux branchus, et les herbivores, dont "abondance contrôle la biomasse d'algues molles. Ces résultats confirment que la saison chaude constitue une période critique (Naim, J993), où la matière organique présente est trop abondante pour pelmettre le maintien de communautés ACR tout au long du récif. Ce phénomène résulte vraisemblablement d'une productivité renforcée par les apports ten'igènes, à laqueJle peut se surimposer un appol1 de matériel organique dissous et particulaire d'origine terrestre. II peut toutefois s'agir d'un phénomène naturel sur les récifs frangeants d'îles hautes: l'impact des éléments nutritifs anthropiques, comme tàcteur d'extension de communautés écologiquement déséquilibrées, comme les communautés MAS, reste alors à dételTJliner. |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| Alternate Webpage(s) | http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers10-01/010033477.pdf |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |