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La vallée de Bagne[s] au point de vue des sciences naturelles
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Mariétan, Ignace |
| Copyright Year | 1970 |
| Abstract | La vallée de Bagnes est vaste et très riche en phénomènes naturels. De Martigny à Sembrancher la pente des versants est forte, et ne permet guère de cultures. A Sembrancher, les rochers de la Crevasse et du Catogne forment un seuil grandiose. De là s'ouvre la vallée de Bagnes. La faune est très riche parce qu'il y a le district franc fédéral du Pleureur, vaste et bien surveillé. Toute la faune des Alpes s'y est bien développée, les chamois y sont en nombre d'environ 900. L'espèce la plus intéressante est le bouquetin. Par suite d'une chasse exagérée, il avait disparu totalement des Alpes suisses dans le courant du XIXe siècle. On a réussi à le réintroduire. En Valais, on en a lâché une vingtaine entre 1928 et 1935, on en compte aujourd'hui environ 620 dans le district franc fédéral du Pleureur. L'aigle royal niche chaque année, sa protection totale a été décidée par le Conseil fédéral en 1953. Quelle impression de beauté en le voyant planer là-haut comme un messager du ciel! Les marmottes sont nombreuses, le grand duc y niche de nouveau. Une bonne occasion d'observer les animaux du district franc est de suivre le «sentier des chamois» aménagé par des gardes-chasses. Il faut gagner la cabane du Monfort, y passer la nuit, le matin, au lever du jour, s'engager sur un sentier qui descend un peu; gagner une arête à travers un pierrier. Puis suivre une pente, mélange de gazons et de rochers. Il y a là des quantités de chamois, puis en descendant sur Louvie les bouquetins sont nombreux: on les voit grimper calmes et solennels sur les arêtes, se profilant sur le ciel; d'autre broutent, ou sont couchés sur des blocs chauf, fés par le soleil, appuyant leurs lourdes cornes contre des blocs pour mieux se reposer. On peut les approcher depuis l'amont, si le courant monte, en se dissimulant derrière des blocs ou des arêtes. En général, ils regardent en bas, soit vers le territoire des hommes dont ils se méfient. La flore s'est adaptée à la vaste surface de la vallée: elle s'étend depuis la plaine jusqu'aux hautes montagnes. Les changements dans la végétation se produisent graduellement, à mesure qu'on s'élève. Ce sont d'abord les territoires des cultures, puis les forêts de conifères. Entre 2000 et 2800 m. la zone des pâturages s'installe, les moyens d'existence pour les plantes deviennent rares. Plus haut, elles restent petites, choisissant les endroits où |
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| Page Count | 1 |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| Alternate Webpage(s) | http://doc.rero.ch/record/24219/files/BCV_N_112_087_1970_011.pdf |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |