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Brèves remarques sur la répression du génocide
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Verhoeven, J. H. M. |
| Copyright Year | 2017 |
| Abstract | Chacun sait que le terme « génocide » est dû à la plume d’un juriste polonais, Raphaël Lemkin, qui était procureur à Varsovie et qui s’intéressa, dans les années 1930, à la rédaction d’une « loi » internationale appelée à sanctionner les responsables de la destruction de groupes ethniques, nationaux ou religieux. Ce qui, loin d’être simplement une manière de passe-temps intellectuel, témoignait de la coexistence souvent de plus en plus difficile – notamment en Pologne – de communautés humaines dont la culture, la langue et les préoccupations propres à chacune d’elles, étaient souvent très différentes, sinon parfois contradictoires. Ce n’est pas que la chose était totalement nouvelle ; bien au contraire, de telles pratiques étaient, en tous les cas jadis, relativement fréquentes, sinon habituelles, dans des populations dont les composantes étaient loin souvent d’être parfaitement homogènes. Il y a là d’ailleurs une des conséquences de la recomposition qui suivit la 1ère guerre dite mondiale dont l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Turquie furent les principaux vaincus, dans le moment même où de nouveaux Etats s’installaient dans les espaces désertés par les anciens souverains. Il n’y a pas à s’étonner dès lors que les traités qui rétablirent la paix et réorganisèrent la « famille des nations » en Europe, le premier d’entre eux étant le traité de Versailles, ont eu pour conséquence d’en dessiner une nouvelle carte politique bien différente de celle l’Europe du 19ème siècle. Que Lemkin s’y soit particulièrement intéressé se comprend aisément, sachant qu’il était de confession juive dans un pays immédiatement voisin d’une Allemagne devenue hitlérienne, dont les autorités ne faisaient pas mystère, Führer en tête, de leur volonté d’éradiquer la « juiverie » internationale. Ce qui l’incita à se réfugier promptement aux Etats-Unis. C’est pour prévenir toute confusion avec d’autres pratiques condamnables et en souligner clairement l’originalité – tout sinistre qu’elle soit – que Lemkin forgea à cette fin un mot nouveau : le « génocide », dont il explicita les caractéristiques dans son ouvrage intitulé « Axis Rule in Occupied Europe » qui fut publié, dès 1944, par le Carnegie Endowment for Peace. Ce qui fut rapidement reconnu non point simplement comme une pratique contestable parmi bien d’autres, mais comme un « crime » dont les caractéristiques essentielles sont explicitées1, |
| Starting Page | 625 |
| Ending Page | 637 |
| Page Count | 13 |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| DOI | 10.1163/9789004314375_042 |
| Alternate Webpage(s) | https://brill.com/previewpdf/book/edcoll/9789004314375/B9789004314375_042.xml |
| Alternate Webpage(s) | https://doi.org/10.1163/9789004314375_042 |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |