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Evidences isotopiques et géochimiques de l'avancée de la forêt sur la savane au Cameroun
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Guillet, Benjamin Maman, Ousmane Achoundong, Gaston Mariotti, André Girardin, Cyril Schwartz, Dominique Happi, Joseph Youta |
| Copyright Year | 2000 |
| Abstract | En Afrique, la zone de transition comprise entre la forêt sempervirente humide et les grandes savanes est formée d'une mosaïque de forêts semi-décidues et de savanes. De nombreuses observations botaniques et phytosociologiques faites en maints endroits (Aubreville, 1962) et notamment en Côte d'Ivoire (Guillaumet et Adjanohoun, 1971), au Nigéria (Hopkins, 1962), au Cameroun (Letouzey, 1968), au Centrafrique (Boulvert, 1990) suggèrent une transgression de la forêt sur les savanes. Au Cameroun cette zone de transition qui s'étend sur 550 km dans la direction est-ouest et sur 150 km dans le sens nord-sud est considérée par Letouzey (1985) comme une région de fort dynamisme forestier où les peuplements gagnent du terrain sur les savanes voisines. Une des orientations du programme ECOFJT vise à aborder j'étude de la dynamique spatiale et temporelle des contacts forêt-savane. Cela implique la triple nécessité de reconnaître les spécificités physionomiques et floristiques des recrûs forestiers, de valider l'avancée forestière au moyen de caractéristiques pédologiques et d'en dater les phases de progression. Pour cela, un chantier a été ouvert au Cameroun impliquant la collaboration de botanistes forestiers, de pédologues et de biogéographes sur deux sites sélectionnés selon des critères biogéographiques et botaniques. L'objectif de cet article est de faire le point sur les signatures pédologiques attestant la dynamique spatiale du contact entre forêt et savane. Il se base sur une méthodologie d'étude de transects reliant un point de la savane aux milieux forestiers bordant les cours d'eau, et supposés être les forêt-mères, tant leur physionomie et leur composition floristique diffèrent des recrûs que les transects traversent. L'analyse botanique des recrûs forestiers et de la forêt-mère présentée par ailleurs (Achoundong et al., ce volume) ne sera, ici, que très sommairement décrite. Dans cette approche sur l'enregistrement pédologique de la progression forestière, c'est le compartiment organique des sols qui a été étudié. En effet, l'analyse de la composition isotopique du carbone organique s'impose en priorité tant cette composition s'avère être un marqueur discriminant des environnements savanicoles et forestiers des milieux intertropicaux (Schwartz et al., 1986; Mariotti, 1991). Par ailleurs des constituants organiques hérités, tels que les composés phénoliques de la lignine dont les proportions varient avec les sources biologiques, peuvent judicieusement témoigner des divers types de végétation (Ertel et Hedges, 1984). |
| Starting Page | 169 |
| Ending Page | 174 |
| Page Count | 6 |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| Alternate Webpage(s) | http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers12-10/010023920.pdf |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |