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La fracturation osseuse : du fait technique à l’essai d’interprétation sociétale : l’exemple de l’antilope saïga du gisement magdalénien de Saint-Germain-la-Rivière (Gironde)
| Content Provider | Semantic Scholar |
|---|---|
| Author | Masset, Caroline Costamagno, Sandrine Cochard, David Laroulandie, Véronique |
| Copyright Year | 2016 |
| Abstract | La fracturation osseuse est une pratique couramment observee sur les gisements paleolithiques, celle-ci intervenant dans diverses chaines operatoires de transformation et d’utilisation des ressources animales, notamment alimentaires. La moelle osseuse, contenue dans la cavite medullaire des os longs, est une ressource alimentaire non negligeable pour de nombreux groupes humains, en particulier dans les zones periglaciaires, tels les Nunamiuts d’Alaska ou les Koriaks de Siberie. Differents procedes sont mis en oeuvre pour sa recuperation ; leur variabilite s’explique en partie par l’existence de traditions techniques et de modes de consommation de la moelle, propres aux differents groupes. Ces traditions entrainent souvent une standardisation des procedes de fracturation a l’interieur de chaque groupe. De tels schemas recurrents sont-ils perceptibles dans le registre paleolithique ? Si oui, est-il possible de mettre en evidence une transmission des gestes relatifs a la recuperation de la moelle ? Afin d’apporter des elements de reponse a ces questions nous proposons dans le cadre de cet article, une etude detaillee des traces de percussion observees sur les os longs d’antilope saiga (Saiga tatarica), provenant de l’ensemble superieur Magdalenien moyen de Saint-Germain-la-Riviere (Gironde). Les schemas observes ont ensuite ete compares a ceux decrits dans la litterature afin d’apprecier leurs specificites et de discuter des parametres ayant pu influer sur cette repartition des traces. Les vestiges fauniques de Saint-Germain-la-Riviere sont intensement fractures et presentent de nombreuses traces de percussion d’origine anthropique attribuables a cette activite de fracturation de l’os. Des recurrences dans la localisation des traces de percussion ont pu etre mises en evidence. Celles-ci varient selon les elements squelettiques consideres et sont plus ou moins marquees. L’existence de telles recurrences tend a prouver que la disposition des points d’impact depend d’un choix delibere. Ces choix ne semblent pas etre dictes exclusivement par l’existence de contraintes mecaniques (e. g. la structure osseuse) ou ergonomiques specifiques aux elements squelettiques. Par ailleurs, l’existence d’une variabilite inter-et intra-specifique, observable d''apres les donnees de la litterature laisse a penser qu’il s’agit de choix dictes en partie par un facteur culturel. L’analyse des traces de percussion a egalement permis de mettre en evidence, dans certains cas, la presence de plusieurs points d’impact sur une surface reduite. L’une des hypotheses que l’on peut emettre ici serait qu’il y ait eu plusieurs tentatives pour fracturer l’os. Ces pieces posent alors la question de l’acharnement et de la maitrise du geste et pourraient evoquer des os fractures par des novices. |
| Starting Page | 691 |
| Ending Page | 712 |
| Page Count | 22 |
| File Format | PDF HTM / HTML |
| DOI | 10.3406/bspf.2016.14684 |
| Volume Number | 113 |
| Alternate Webpage(s) | http://www.prehistoire.org/offres/file_inline_src/515/515_P_39125_5c6d889d1eca6_63.pdf |
| Alternate Webpage(s) | https://doi.org/10.3406/bspf.2016.14684 |
| Language | English |
| Access Restriction | Open |
| Content Type | Text |
| Resource Type | Article |